Growing in Piennes Lorraine the war years, grandir a Piennes pendant la guerre. 1

Posted by on August 11, 2014

OK so I don’t think I was even a twinkle in my father’s eyes during that time, considering he was  in a forced labor scan0052camp somewhere in Germany and only the twinkle he could have would have been for his next meal and where he would be coming from.  Somehow though I’m convince that those particular events did influence my youth greatly.

Immigrant workers had absolutely no rights in those days.  If anyone would dare to politicize his work place would be return to his country of origin many military.  Or at least that was the case of Polish worker.  I still have a book about the legal rights of Polish immigrant workers in France.  It is a legal treatise writen by a Jurist Doctor,  Stefan Niklewski for its doctorate theses in 1930 and published in Nancy by Impremerie Grandville, closed today.

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Now I don’t know if Italian workers were subject to the same criteria.  Most of them were communists and the French government of the day was also communist (or socialist, same difference).  Now like I mentioned in another post, most demands done by labor unions were legitimate.  A bit like the mining uprising in Colorado, without the rifles and the National Guards.  But the beating were mostly the same.

Mom grew up in fairly good environment.  Grandpa never missed a day of work, never spend his pay at the local (and numerous) taverns on the way home from the mine.  The company was giving away a pair of working boots a year to each worker, and he was real careful not to abuse them and keep them for two years.  He would then sell the extra pair to the farmer across the street.  He would also make clogs to work in the field for the entire family and he would sell some to neighbors.  He had a small garden well tended by grandma.  The kids would help after school mostly my aunt and my uncle, mom always having an excuse not to do things.   In the summer grandma would work for the farmer, who wasn’t paying her but giving her wheat and milk and butter and would even mill the wheat for the family.  It was a great arrangement for both.  No money exchanged meant no taxes and the capital gain of free wheat flower was great.

Grandma had two sifters of different sizes: one to remove the husk that was used to feed the chicken she was raising in chicken coop right next to the outhouse, another one for separating bread flower for the finely milled  would be for cake and pastries.  OK grandma wasn’t some award winning baker nor cook but she would feed the family well and the kids never missed a meal.  But no one was better than she was to glean wheat after harvest (another privilege of the farmer).  To glean is an very old tradition and the word is going back to Gauls and Celts:  “Gleno” in Gaulish and “do glinn” in old Irish.  This painting by Millet shows two women gleaning.  The work is terribly hard, bend down an entire day for few ears of wheat.  Grandma would tell how, when the farmer was looking elsewhere she would help herself directly on the sheaf.  Life was harsh but I’m not sure people were less happy than they are today.  To the contrary.  Temptation to buy stuff wasn’t there.  Money was scarce but life was riveted in the eyes of the people.

German presence in town wasn’t too harsh.  Most guards were already of a certain age and not really able bodied.  Most where veterans of WW1 which had already seen their shares of the fighting and were not looking for more.

 

To be continued.

 

 

D’accord je n’étais même pas une lueur dans les yeux de mon père a cette époque, quand on sait qu’il était dans un camp de travail forcé en Allemagne et que s’il avait eu une lueur quelconque dans les yeux cela aurait été pour son prochain repas et d’où il pourrait arriver. A l’occasion il m’arrive de me convaincre pourtant que tous ces événements particuliers on eu un effet sur ma jeunesses.

 

Les travailleurs émigrés en France n’avaient absolument aucun droit. Si l’un d’entre eux avait tenté de faire de la politique au travail il aurait été renvoyé chez lui « manu militari » Ou du moins c’était ainsi pour les travailleurs d’origine polonaise. Du reste j’ai toujours le livre écrit par Stefan Nikiewski un docteur juriste qu’il avait écrit pour sa thèse de doctorat en 1930 et publié par la l’imprimerie Grandville a Nancy, fermée aujourd’hui.

 

J’ignore si les travailleurs italiens étaient soumis aux mêmes réglés. La plupart étaient communistes et le gouvernement français était communiste (ou socialiste, la même soupe). Comme je l’ai mentionné dans un autre post, les demandes des syndicats de l’époque étaient plus que légitimes. A peu comme les demandes faites par les mineurs du Colorado mais sans les fusils et les gardes nationaux. Mais les coups étaient les mêmes.

 

Maman a grandit dans un bon environnement. Grand-père ne manquait jamais un jour de travail, n’a jamais dépensé sa paie dans les (nombreuses) tavernes locales sur le chemin du retour de la mine. La compagnie distribuait une paire de chaussure de travail une fois par an a chaque ouvrier il y faisait très attention, de sorte qu’il puisse s’en servir pendant deux ans. Il vendait son autre paire au fermier d’en face. Il fabriquait des sabots pour toute la famille et en vendait même aux voisins. Il avait un petit jardin très bien entretenu par grand-mère. Les enfants aidaient a l’entretien, surtout ma tante et mon oncle, maman trouvant toujours des excuses pour ne pas y participer. L’été, grand-mère travaillait également pour le fermier d’en face qui ne la payait pas en liquide mais qui lui donnait du blé, du lait et du beurre. Il lui moulait le grain aussi. C’était un tres bon arrangement pour les deux. Pas d’échanges d’argent, pas de taxes et le gain capital de farine de blé était le bienvenu.
Grand-mère avait deux tamis de tailles différentes, le premier pour enlever les coques des grains qui servaient a nourrir les poules juste derrière le cagibi des toilettes en dehors de la maison et un autre pour séparer la farine fine pour la pâtisserie de celle du pain. D’accord grand-mère n’etait pas une championne patissiere ni un grand chef, mais les enfants n’ont jamais manqué un repas. Par contre il n’y avait pas meilleur qu’elle pour glaner le blé après la récolte (encore un privilège du fermier). Glaner est une tradition millenaire, l’origine du mot remonte au mot gaulois et celte « Gleno » et au mot Irlandais « do glinn ». Cette toile classique de Millet montre deux femmes en train de glaner. C’est un travail extrêmement fatiguant, penché vers le sol toute la journée pour quelques épis. Grand-mère nous racontait en souriant que lorsque le fermier ne regardait pas elle se servait dans les gerbes. La vie était très dure mais je ne suis pas sur que les gens étaient moins heureux qu’aujourd’hui. En fait je pense le contraire. La tentation d’acheter des trucs n’existait pas. L’argent était rare mais l’esprit de la vie était la, riveté dans leurs yeux

 

La présence allemande n’était pas trop rude. La plupart des gardes étaient d’un certain age, handicapé La plupart était des vétérans de la première guerre, qui avaient déjà vu leur part de violence et n’en cherchait pas davantages.

 

A suivre.

 

Image courtesy of Paracelse | République No.6

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